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Appendicita perforata

Deux semaines de vacances, on y était. En s’organisant bien, on pourrait suivre les protocoles nationaux et celui de mon école pour partir (une semaine seulement pour ma part) !

Je m’en faisais une joie et j’avais tout anticipé pour qu’on puisse faire ce déplacement en France en toute sécurité, pour nous, pour les autres et pour l’école.

 J’allais respecter les consignes du test avant de partir (en payant très cher même, puisque je ne pouvais prétendre à un test gratuit et retourner à l’école après…), du test avant de revenir (avec obligation d’avoir des résultats avant le lundi de Pâques et donc devoir partir le dimanche) et d’une « quarantaine » qui pouvait être écourtée à 5 jours avec un nouveau test (celui-là, je ne l’aurais peut-être pas fait sans symptômes…).

 Je le faisais bon gré mal gré, pestant contre ces pseudos obligations qui m’empêchent de revenir chez moi voir mes filles et ma mère… Je le faisais et je me disais, est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux rester ici pour l’instant et profiter des Pays-Bas pendant les vacances… Mais non, je voulais voir ma famille et juste « être en France ».

Nous devions partir le samedi matin à la fraîche.

Mais nous avons pris le chemin de l’hôpital d’Alkmaar pour une péritonite en urgence.

Tout avait commencé dans la nuit de jeudi à vendredi. J’avais pensé à une intoxication alimentaire, mais je n’avais pas été jusqu’au malaise vagal cette fois.

Je ne suis pas allée à l’école le vendredi et ça semblait s’améliorer. Pourtant, dans la nuit de vendredi à samedi les douleurs abdominales sont devenues insoutenables et associées à une douleur très aigüe à droite. Appel du 112, rendez-vous chez SOS médecin qui m’envoie pour 9 heures à l’hôpital d’Alkmaar.

Prise en charge, scan, opération à 14 heures par deux chir sympas s’essayant même au français.

La chirurgienne appelle Gérard pour lui dire que tout s’est bien passée. Et moi je m’adapte au système hospitalier néerlandais : service minimum et autonomie du patient…

Aller aux toilettes ?  Pas de problème, c’est dans le couloir !

 Et comment je fais avec le perf ? (je crois que c’est la patiente de l’autre lit qui m’a montré qu’il fallait débrancher… et il ne semblait pas problématique que je me déplace debout, seule, deux heures seulement après mon opération.

Et qu’est-ce que vous voulez manger ? Ah bon ? j’ai le droit de manger ? Ce que je veux ? Bah oui… (il faudra ensuite trouver le plat qui contient des légumes verts -mais ils sont accompagnés de riz (pas terrible pour la constipation)- ou d’épinards mais ils sont accompagnés d’une omelette chimique…

Mais bon, les aides-soignantes et infirmières sont aux petits soins et s’appliquent à parler anglais si je ne comprends pas quand elles parlent en néerlandais.

 Le moins rassurant a quand même été la visite des médecins… Un jeune derrière son ordi suivi de quelques étudiantes, jamais le même en trois jours ! Et pas un qui m’a auscultée ou même regardé mes cicatrices ! Il a même fallu que je demande si je devrai changer mes pansements et dans combien de temps, et si les sutures étaient résorbables ou non… Heureusement que ce n’était pas une première fois comme pour ma nouvelle voisine de chambre (étonnant : la quarantaine et jamais de prise de sang ou de radiographie ou quoi que ce soit. De quoi se sentir perdue !)

 Bon, mais je suis de retour à la maison et je vais contacter ma docteure, elle sera peut-être plus efficace !

En tout cas, je vais mieux, c’est l’essentiel !

 

Maintenant, il s'agit de bien gérer la convalescence : jongler avec repos et exercice.

Comme je vais à l'école en voiture, je compense en pédalant à la maison !

 

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