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Les vacances !

 Du télétravail… Panique à bord !

 

Pendant les trois premières semaines de confinement, j’ai travaillé via mails avec mes élèves :

 

 Un planning proposé chaque semaine en alternant exercices scolaires dont les élèves ont l’habitude, sur des sujets déjà enseignés, des exercices d’entraînement sur des logiciel éducatifs, des « travaux manuels », des projets alliant informatique et créativité, et d’éventuels exposés, sans oublier une lecture suivie avec questionnaire et même du sport.

 

Régulièrement, j’ai envoyé des corrections et à la fin de la première semaine, je pensais que ça roulait pour tout le monde puisque je n’avais pratiquement aucune question de la part des élèves ou des parents (eux étaient les premiers à me souligner les petites erreurs commises sur les corrections….).

 

Au bout de trois semaines et après avoir affiné mon planning et mon organisation en envoyant la correction le lendemain du jour où l’exercice avait été donné, j’ai finalement proposé un « skype-bilan » à chacun de mes élèves car j’avais envoyé beaucoup de mails et eu peu de demandes d’aide et peu de retours de travaux.

 

 Les parents étaient demandeurs, d’autant que je venais de recevoir un véritable cahier de doléances de leur part avec toutes les questions ou remarques auxquelles j’aurais pu répondre si ils les avaient formulées au moment où ils avaient eu besoin de la réponse….

 

Je voulais faire ce Skype à trois ou quatre, mais ça n’a pas vraiment marché donc j’ai donné des rendez-vous Skype individuels à mes 10 élèves (une pensée pour ceux qui en ont 30 !) pour faire le point avec chacun. Et là, je me suis rendu compte de la disparité des situations :

 

 Certains enfants sont complètement livrés à eux-mêmes et, bien que n’ayant pas de réelles difficultés scolaires, ils n’ont simplement pas su gérer leur emploi du temps journalier (I, mon meilleur élève n’a pas fait la moitié du travail… Je lui demande comment il s’organise et il me répond : « Bah, d’abord je me lève à 11 heures… ». J’avais tout compris… Quant à C. , j’apprends au bout de trois semaines par son père qu’elle est totalement autonome et que je ne dois pas hésiter à le contacter si je remarque des problèmes. Comme elle me questionne régulièrement, je ne m’inquiète pas, même si je remarque qu’elle a commencé par faire tout le travail manuel avant les exercices plus scolaires…

 

 Lors du Skype, je me suis rendu compte qu’en fait, elle n’avait pas vraiment essayé de résoudre seule ses difficultés ou ce qui l’ennuyait et qu’elle avait décidé de mettre quelques exercices de côté : elle s’était « débarrassée » de tous les exercices de français d’un coup, sans jamais vérifier la correction…

 

 Deux élèves qui sont apparus les traits tirés (carrément des valises sous les yeux !) sont ceux qui n’ont pas été lâchés par leurs parents… Des parents qui ont oublié qu’ils n’étaient pas enseignants et que le confinement, ça ne peut pas vraiment être comme à l’école…

 

 Ces deux élèves-là « ont tout fait », ou plutôt, on a tout fait avec eux…

 

Heureusement pour les autres, ça s’est bien passé, même s’il a fallu partager l’ordinateur de la maison avec les deux frères et sœurs et les parents ou gérer le fait que les parents ne comprennent pas le français…

 

 Alors la conclusion de tout ça c’est qu’il est urgent que l’école nous donne accès à Teams office 365 – outil de communication permettant l’enseignement à distance - que j’avais demandé dès le début du confinement mais qui était réservé pour le secondaire.

 

 Chouette, on nous l’annonce pour après les vacances (car oui, nos vacances de Pâques ont commencé !)… Des vacances ? Pas vraiment, car même si je perçois qu’il est indispensable que nous puissions communiquer plus régulièrement et si possible en direct avec les élèves, je ne maîtrise pas l’outil ! Et je me dis que tout ce travail sans la fameuse « zone proximale de développement », ce n’est pas vraiment très efficace.

 

 Alors, je sais que je ne vais pas m’ennuyer : faire un programme sans trop de nouveautés, préparer des powerpoints sur les deux ou trois nouvelles notions que nous devons aborder… Mais je me sens très démunie et j’ai l’impression d’être totalement novice en la matière. Alors j’y passerai du temps sans oublier que je suis en vacances pour essayer de ne pas trop craquer.

 

 Et bonne nouvelle : les balades à la plage ne sont pas interdites et le tennis est à notre disposition même si la consigne est bien de « Blijf thuis » - « Restez à la maison » !

 

 On pense à vous, nous qui pouvons profiter du grand air.

 

 

 

 

 

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Commentaires: 1
  • #1

    Réjane (mardi, 07 avril 2020 10:15)

    Bon courage ! et bonnes vacances malgré tout :)