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Nouveaux arrivants dans les "dunes"

Quand ma voisine Carla m'a parlé du très intéressant article signé Gérard Smit  paru dans le journal local (Duinstreek), je me suis en tête lors d'une prochaine randonnée de partir à la recherche de ce fameux troupeau dont il était fait  mention dans l'article :

 

"Fin mars dernier est né le dernier agneau Drentse Heath de l'année. Drentse Heath ou Mouton de Drenthe, est une race de moutons domestiquée originaire des Pays-Bas.  On dit que c'est la plus ancienne race de moutons d'Europe.  Le mouton des landes de Drenthe est conservé pour des raisons historiques, ainsi que pour l'entretien des pâturages et des dunes. La longue laine rigide convient au feutrage et à la filature..."

 

L'article du Duinstreek raconte l'aventure vécue par Marjon et son mari, Pim  qui ont décidé il y plus de 20 ans d'acheter des moutons de Drenthe à son propriétaire qui voulait s'en débarrasser. Les moutons marchaient dans les dunes et n'avaient pas été rasés depuis quatre ans.

 

"À cause de l'épaisse fourrure autour de leur cou, ils s'étouffaient et les agneaux ne pouvaient plus boire de lait car les poils des mères pendaient jusqu'au sol. Certains avaient des cornes cassées et deux moutons avaient disparu. Aujourd'hui, le troupeau est en bonne santé et pâture tranquillement au milieu des "dunes" de Schoorl. De plus, il donne de la laine chaque année..."

 

 Au début de leur aventure, le couple utilisait les services de deux chiens pour rassembler le troupeau, ce qui a suscité de la résistance de la part des habitants du coin. Mais finalement, les gens ont fini par s'y habituer.
 
"Pendant ce temps, les moutons font du bon travail dans les dunes. Ils répandent des substances nutritives dans des zones nues et broutent l'herbe dans des endroits où elle se développerait trop..."

 

"Le troupeau actuel comprend sept brebis et un bélier. Il y a beaucoup à manger pour tout le monde dans les huit hectares où ils peuvent paître. Les brebis adultes ont un jeune chaque année, puis se séparent du groupe afin que le bélier ne les recouvre plus... "

 "Il y a beaucoup de choses que les gens ne comprennent pas sur les animaux qui courent librement dans la nature, dit Pim. Il jette parfois lui-même du foin dans la vallée sinon le public pense que les pauvres animaux meurent de faim à cause du froid. Mais ce n'est pas vraiment nécessaire."

 

Je suis parti à pied à la découverte de ce troupeau quelque peu atypique dans la vallée de Pirola à une heure de marche de la maison : il m'a fallu un peu de temps pour le trouver jusqu'au moment où des bêlements ont attiré mon attention...

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