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Une drôle d'église

Une façade comme une autre, le long d'un canal, à quelques encablures de la gare centrale d’Amsterdam. Derrière se cache un trésor très spécial : un petit musée au curieux nom, Ons’ Lieve Heer op Solder, qui peut se traduire littéralement par  « Notre Seigneur au grenier ». Ce musée est en fait une église : une "église clandestine"

Pour comprendre, il faut revenir aux années 1500 quand, au lendemain du passage de la ville d’Amsterdam du catholicisme au protestantisme calviniste, tous les biens furent rachetés par la municipalité et pratiquer la religion catholique publiquement devint interdit.

 En réalité, la ville d'Amsterdam était très tolérante et fermait souvent un œil si les églises catholiques n'étaient pas visibles de l'extérieur.

 A cette époque, il y avait dans le centre d’Amsterdam 24 églises clandestines qui furent toutes détruites à l’exception de "Ons’ Lieve Heer op Solder" et de la chapelle de Begijnhof ou Béguinage.

Au départ, c'est un commerçant allemand, venu s’installer à Amsterdam, qui a fait l’acquisition de trois édifices dans lesquels  il  fait construire son magasin et sa demeure.

Son fils étant séminariste, il décide de faire aménager - de 1661 à 1663 -  dans les étages supérieurs d'un des trois édifices une église pouvant contenir 150 personnes environ avec un double matroneum (une galerie réservée aux femmes), un appartement pour le prêtre et une petite chapelle dédiée à la Vierge.

 

 

 

 

 

 

Devenue musée en 1888 après la construction de la monumentale Église Saint-Nicolas à proximité, l'église reste le lieu de célébration de la messe, tous les premiers dimanches du mois, entre les mois d’octobre et avril.

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