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L'eau aux Pays-Bas (2)

L’eau a toujours joué un rôle-clé dans l’histoire des Pays-Bas. Source de richesses pour le pays via le commerce et la pêche, elle a aussi provoqué  beaucoup de catastrophes.

Autrefois, la séparation entre les terres et les eaux était peu marquée et il arrivait souvent que la mer et les rivières inondent le pays (de grands fleuves européens, comme le Rhin, la Meuse ou l’Escaut, ont leur embouchure aux Pays-Bas)

Pour se protéger, les premiers habitants du pays ont construits des refuges et des tertres. Ainsi naquit la lutte contre les eaux. Au cours des siècles, les tertres sont devenus des digues et des polders.

 

 

 

 Un polder est une étendue artificielle de terre gagnée sur l'eau, le plus souvent dont le niveau est inférieur à celui de la mer, à partir de marais, estuaires, lacs ou des zones littorales. (Le mot « polder » est d’origine néerlandaise. Employé pour la première fois en 1219 dans une charte de Middelburg en Zélande, il désigne une terre endiguée) 

 

Très tôt, l’homme a du assécher les sols pour pouvoir les cultiver. Il va même planter  des roseaux qui vont faciliter l’opération. Mais sans eau, la tourbe constituant le sol se tassait et le niveau du sol diminuait jusqu’à approcher l’eau souterraine. Un vrai cercle vicieux : plus on évacuait l’eau, plus le sol s’affaissait, plus il fallait évacuer l’eau !                                                              Il fallait trouver un moyen de maintenir l’eau hors des terres. D’où l’idée de rigoles reliées à une rivière équipée d’une vanne, ce qui permettait d’évacuer l’eau. Mais cela ne fonctionnait pas quand le niveau d’eau de la rivière était trop élevé et le polder se trouvait alors inondé ! C’est pour cela qu’autour de chaque champ, il y avait une digue avec une écluse à vanne, ce qui donnait une zone dans laquelle chaque polder était coupé de la rivière. Les zones entre les polders  -  sans contact avec la rivière  - étaient appelées « bassins d’accumulation »  Mais le sol continuait à s’affaisser et le sol était marécageux.

A partir du XVe siècle, on a commencé à utiliser le moulin à vent (billet à suivre) pour le drainage des polders, mais ça n’empêchait pas les inondations et cela coûtait très cher pour l’époque. (Plus tard, les polders seront drainés par des pompes électriques qui fonctionnaient même après l'assèchement du polder, l'eau continuant à s'infiltrer en excès dans ce dernier)    

On a créé à l'époque l’ancêtre des régies des eaux actuelles qui fonctionnaient bon an mal an selon leurs moyens financiers. Ce n’est qu’à la fin du XVIIIe siècle que les Pays-Bas se sont dotés d’un Bureau pour la Gestion des Eaux, devenu le Rijkwaterstaat depuis. 

(à suivre...)

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