· 

Noël

J'ai toujours détesté Noël, moment obligé où on vous impose d'être là, où on vous impose d'être heureux, où on vous impose d'offrir des cadeaux et de prétendre que vous êtes contents de ceux que vous recevez. Fête commerciale au possible où on vous impose jusqu'à la date où vous devez vous régaler ou faire plaisir à vos proches.

 

La dictature de Noël vous fait même vous sentir coupable si vous avez décidé de ne pas mettre de sapin ou de guirlandes chez vous !

 

Une occasion de se retrouver en famille ? Mais alors, pourquoi à cette date précisément ? Pour les chrétiens, je comprends. Mais s'il s'agit de mettre un peu de lumière à l'hiver trop sombre, sachons le faire à notre guise et à un moment choisi librement.

Moment magique pour les enfants paraît-il... ?

 

Avec des cadeaux à foison qui arrivent malgré toutes les menaces du « si tu n'es pas sage... » ; tellement de cadeaux parfois qu'ils ne les ouvrent même pas tous... Mais de quoi se protège-t-on en les inondant de la sorte ?

Qu'est devenue la saveur du plaisir d'être ensemble, d'une surprise inattendue, d'une friandise inhabituelle ?

Si quelqu'un m'avait dit qu'un jour je serais obligée de rentrer à ce point dans le jeu au sein d'une école... Et bien si... Après Saint Martin et Saint Nicolas, le temps de Noël est arrivé avec un groupe de travail constitué de quatre enseignants et un programme à suivre précisément pour le « Christmas singalong » -une vraie réussite, je dois l'admettre avec un vrai partage interculturel.

Tout a donc commencé deux semaines avant le jour J avec l'envoi à tous les collègues des trois chansons (une française, une anglaise et une néerlandaise) à apprendre avec nos élèves. Ensuite, deux séances « d'heures europénnes » ont été consacrées à la décoration des couloirs et j'avoue que mon sapin de la paix dont les branches étaient des mains découpées avec un message pour Noël dans la langue de l'élève qui les avait faites a été apprécié par tous.

 

Le dernier jour d'école, il a fallu organiser un petit déjeuner de Noël dans chaque classe (avec une baguette « française » rapportée d'Amsterdam par un des mes élèves).

Quant aux enseignants du primaire et du secondaire, déjà réunis pour la soirée de Noël dans un restaurant d'Alkmaar, ils étaient tous invités par la direction à un brunch de Noël pour clore le trimestre. A la clé : un buffet bien garni (avec du fromage français, du bon vin et de la bière !) et des chants de Noël dans toutes nos langues respectives avec, à la guitare, le directeur lui-même et la prof de musique à la contrebasse.

 

J'ai joué le jeu, bien sûr, pour les enfants, l'équipe, l'école, mais je dois admettre que tous ces moments ont ravivé une certaine magie... et ont confirmé mon plaisir de me retrouver dans cette Ecole Europénne, aux Pays-Bas.

 

Et vous Noël, c'était comment ?

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0