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Sinterklaas

Depuis quelques jours, il n’y en a que pour lui, même si il n'est fêté officiellement que le 6 décembre ! Je veux parler de Saint-Nicolas (alias Sinterklaas aux Pays-Bas). Il faut dire que cette fête revêt une grande importance ici : c’est la fête des enfants par excellence (même si depuis quelques années, Noël a tendance à être de plus en plus fêté) !

 

Depuis la semaine dernière, sur la télévision nationale, il y a chaque soir « Le Journal de Sinterklaas » dans lequel une présentatrice nous raconte (reportages à l’appui) la venue de St-Nicolas aux Pays-Bas,  son départ d’Espagne à bord d’un bateau à vapeur et toutes les péripéties qui ont eu lieu pendant son voyage (les cadeaux qui tombent à l’eau par exemple ou son livre dont les écrits sont devenus illisibles…) Chaque année, il se passe des choses différentes.

 Cette année, Sinterklaas a débarqué avec ses assistants dans un petit port de la Frise (cela change tous les ans), puis fait depuis la tournée des villes et villages du pays.

 Nous sommes allés le voir dimanche dernier à son arrivée à Bergen, au pied de la Ruinekerk. Il est de coutume qu’il soit accueilli dans un premier temps de façon officielle par le maire (une femme chez nous !) Ensuite, accompagné de ses assistants  -  les Zwarte Pieten,  lointains émules du Père Fouettard, mais avec maintenant le côté « bouffons »  -  il va à la rencontre des enfants et de leurs parents. 

C’est une vraie fête populaire que l’on a vue à Bergen entre deux giboulées avec des enfants déguisés, avec tout le monde qui chante en chœur des chansons de circonstance (avec Emmanuelle, nous en avons appris une pour notre deuxième cours de néerlandais !)

Petite précision concernant les Zwarte Pieten, ces personnages hauts en couleurs si l’on peut dire : en fait, ils sont représentés par des personnes blanches qui se peignent le visage en noir et portent des costumes de pages. Depuis quelques années, certains les accusent de perpétuer une image stéréotypée et raciste alors que leurs défenseurs soutiennent que cela n’a rien à voir avec l’histoire coloniale du pays (leur visage est noir à cause de la suie des cheminées dans lesquelles ils passent pour déposer les cadeaux)

 

 Dans l’école européenne où travaille Emmanuelle, ils sont à fond dans la tradition de St-Nicolas : vendredi dernier, elle a passé du temps à mettre une clémentine et des gâteaux dans les chaussures que les enfants avaient laissées en classe pour que ces derniers les trouvent le lundi suivant l'arrivée de St-Nicolas à Bergen.

Mardi, dans sa chaussure, il y avait une lettre invitant les enfants de sa classe à faire des dessins ou à écrire des lettres à coller dans le livre de Saint-Nicolas dont les pages étaient devenues illisibles. D’ici la fin de semaine, les élèves les plus jeunes vont se retrouver pour chanter et danser selon la tradition… en attendant, la nuit du 5 décembre au cours de laquelle Saint-Nicolas chevauchera son cheval blanc par-dessus les toits des maisons, plaçant sucreries et cadeaux dans les souliers avec l'aide de ses assistants. Les friandises se composent souvent de bonhommes en pain d’épice, de biscuits (comme les kruidnoten), de lettres en pâte d'amande, de chocolats...

 

 

 

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